11 février 2018

Chronique Seconde chance - Lecture Mania




Un grand merci aux éditions Sharon Kena pour ce service presse et pour leur confiance. Je connaissais Enel Tismaé pour avoir lu le tome 1 de sa duologie Rédemption et j’étais pressée de la retrouver dans un nouveau registre. 
Changement de vie pour Cameron Woodrof après avoir failli tuer une jeune fille après une énième soirée bien arrosée. Grâce à ses parents, il parvient à échapper au pire, mais doit exécuter sa peine chez sa tante, espérant qu’être loin de Los Angeles lui sera bénéfique. 
C’est là qu’il rencontrera Catherine, un personnage étant aux antipodes de Cameron. C’est une jeune femme qui n’a pas peur de dire ce qu’elle pense, qui a un sacré caractère et qui ne laisse pas marcher sur les pieds malgré sa petite taille. 
Ce sont deux personnages qui vont se trouver, se chercher, apprendre à se connaître et qui m’ont fait souvent rire avec leurs échanges. L’évolution de leur relation va prendre du temps, va se développer lentement, et c’est un point que j’ai grandement apprécié. Tout comme le fait que Cameron ne va pas changer de comportement tout de suite. J’ai vraiment aimé cette touche de réalisme. 
Tout comme l’attitude de Cameron, l’histoire avance lentement et garde une pointe de réalité. La présence de certains personnages secondaires, comme la petite Morgane, apporte un énorme plus. La romance reste au second plan pour que le lecteur reste concentré sur l’évolution du personnage de Cameron. 
Une jolie petite romance très sympathique qui nous fait passer un bon petit moment de lecture.


Lien vers la chronique : http://lecture-mania.eklablog.com/seconde-chance-a136772626

7 février 2018

Les temps d'une vie - Recueil de nouvelles



     Les temps d'une vie - Recueil de nouvelles

                                                          5 mars 2018
                                                     Nat's Éditions

Où l'acheter :
Sur la boutique de l'éditeur : ici
Amazon : ici
Fnac : ici

Résumé :
Découvrez un recueil de quatre nouvelles Spin-off de l’univers d’Enel Tismaé:
- Une histoire de petites bêtes
- Un Noël d’Enfer
- Un voleur sur l’Atlantide
- Quand la vérité est dévoilée

Et en exclusivité, le premier chapitre du roman : Pour l’amour de la Guerre à paraître.

Prix : 10€
ISBN n° : 978-3-95858-194-4
Couverture par : Enel Tismaé



© Enel Tismaé et Nat's Éditions - tous droits réservés


6 février 2018

Les temps d'une vie - Spin-off : Pour l'amour de la Guerre



Titre : Les temps d'une vie - Spin-off : Pour l'amour de la Guerre
Genre : fantastique / mythologique
Statut : en correction
Nombre de pages : 237 pages A4
Parution : Chez Nat's Éditions, fin 2018, début 2019.

Résumé : résumé officiel à venir.

Pour le non-officiel, je peux vous dire qu'il s'agit d'un roman centré cette fois sur Nina, la jeune sœur de Kayla, l'héroïne des autres tomes de ma saga. Nina va elle aussi entrer dans le monde des dieux et partager le secret de son aînée... mais qui sera son compagnon d'aventure ? Je vous laisse deviner, la réponse sera facile à trouver ^^

5 février 2018

On m'a dit - volume 2


Titre : On m'a dit - volume 2
Genre :  album jeunesse sur le harcèlement scolaire
Statut : en phase final d'illustration
Illustratrice : Malice Zambaux
Parution : premier semestre 2018 chez Nat's Éditions

Résumé : Résumé officiel à venir 

Alors que le premier volume (plus d'infos ici) était adapté pour les enfants de l'école primaire, ce volume 2 se veut plus sombre. Il suit les enfants qui grandissent et plonge cette fois dans l'univers (impitoyable) du collège/ lycée. 
Des thèmes plus dur comme les tentatives de suicides ou le harcèlement via les réseaux sociaux y sont abordés avec douceur grâce aux illustrations qui suggèrent plus qu'elles ne montrent. 

4 février 2018

Eva


Titre provisoire : Éva
Genre : drame / thriller / romance
Statut : en phase d'écriture

Résumé : Éva, c’est une femme battue qui fuit le domicile conjugal pour sauver sa vie. Éva, c’est une femme comme tout le monde qui tente de se reconstruire après avoir vécu l’enfer. Éva, c’est le roman que j’ai certainement eut le plus de mal à écrire jusqu’ici. Il est sombre, pas vraiment facile à écrire et me prends aux tripes comme jamais.

 Plus d’infos très vite.

19 janvier 2018

Chronique Seconde Chance - Stella's Books



♦ Mon avis : Cameron Woodrof voit sa petite vie de fils à papa basculer, quand il cause un accident, qui a failli coûter la vie à une fillette de six ans, alors qu’il est au volant, ivre mort. Jugé, il échappe de justesse à la prison, grâce à l’influence de ses parents. Mais ces derniers ne lui donnent pas raison, ils l’envoient direction Atlanta, chez Tante Ellen, chez laquelle il travaillera dans son journal et effectuera ses heures d’intérêt général dans un centre de convalescence. Au sein du journal, il sera sous la directive de Catherine Armand, journaliste sexy mais réputée comme un tyran. Et si grâce à elle, il avait le droit à une nouvelle chance ? 
Pour ce roman, c’est la couverture qui m’a attiré avant le résumé, et je me suis dit que ce serait également l’occasion de découvrir l’auteure. L’intrigue, qui n’a en soi, rien de bien original, est bien menée. Dès les premières pages, je me suis laissée emporter dans l’histoire qui nous captive page après page. Le récit est très bien rythmé, riche en rebondissements et émotions. La plume D’Enel Tismae est fluide, très agréable à lire. 
Je me suis attachée aux personnages. Cameron est un jeune homme de vingt-six ans, qui jusqu’à présent ne se souciait de rien : fils héritier d’un empire, il faisait la fête et buvait jusqu’à en être ivre mort, jusqu’à la fois de trop. Depuis, les choses ont changé, il a décidé, non sans y être un peu obligé à se racheter une conduite. Il est touchant, on se prend facilement d’affection et d’empathie pour lui, car au final, il n’est pas si mauvais bougre. En le sortant de sa zone de confort, et lui donnant temporairement une nouvelle identité, on voit à quel point il fait front face au monde qui l’entoure et s’y adapte. Du côté sentimental, la seule personne qu’il a aimée est sa mère, il a toujours préféré passer de conquête en conquête. Mais depuis qu’il a croisé le chemin de Catherine, quelque chose en lui s’est révélé, et il a décidé de tenter sa chance, quitte à se ramasser plus d’une fois. 
Catherine Armand est une journaliste qui excelle dans son métier, et selon la tante de Cameron, la meilleure. Celle-ci n’a pas la langue dans sa poche et malgré sa petite taille, a un caractère bien trempé. Cependant, elle est tenaillée par la peur, notamment en ce qui concerne le côté personnel. Elle a peur de la désillusion du conte de fées dans lequel peut l’entraîner Cameron. Petit à petit, elle réussit à lui faire confiance, et s’ouvrira petit à petit à lui. Les protagonistes secondaires, notamment Ellen, Nora et Gwayne tout comme la petite Morgane, sont intéressants. 
En bref : j’ai passé un très bon moment avec cette lecture. Une romance qui nous entraîne sur le chemin de la rédemption et de la seconde chance. La plume de l’auteure m’a conquise avec cette histoire riche en émotions et rebondissements !

Lien vers la chronique : https://stellasbooks.wordpress.com/2018/01/16/seconde-chance-enel-tismae/

17 janvier 2018

Chronique Seconde Chance - Mes rêves éveillés




J’avais découvert cette auteur dans un registre plutôt fantastique, grâce à sa saga Les temps d’une vie, et c’est donc avec beaucoup de curiosité que je me suis lancée dans ce titre purement romantique et contemporain. Mais il n’y a pas à dire, Enel Tismaé sait tenir son lectorat. Dès les premières pages, je me suis retrouvée dans l’histoire, à détester Cameron pour sa bêtise, et apprenant petit à petit à le comprendre et à l’encourager.  
Très rapidement, l’inévitable se produit. On ressent très clairement ce moment, cet accident qui donne l’impression de se retrouver dans un gouffre avec un sentiment de fatalité. Comment l’auteur va-t-elle traiter ce sujet épineux ? Comment Cameron pourra-t-il se reconstruire et ouvrir les yeux sur sa vie, mais aussi comment va-t-il pouvoir se faire pardonner cette action, et se pardonner lui-même ? La thématique est, vous l’aurez compris, très vaste. Sous couvert d’un fait divers que l’on pourrait hélas qualifier de banal, nous est ici contée l’histoire d’un homme apprenant à respecter la vie des autres et sa propre vie.  
La romance, que je redoutais un peu, n’entre au final qu’au second plan, car si cela fait partie de la reconstruction et aide à obtenir ce pardon tant espéré, elle n’en est pas vraiment le point central, et heureusement… Car Catherine m’a semblé un peu trop présente et hargneuse. J’aimerais, un jour, Enel, que tu arrives à nous créer un personnage féminin doux et gentil. Pas forcément naïf et incapable de se défendre, mais si tu arrives à me créer une femme qui ne soit pas sur la défensive ou qui ne prenne pas la mouche à chaque fois qu’on lui dit quelque chose, je te devrais une fière chandelle. Tout ça pour dire que j’ai trop vu Kayla dans Catherine. Même comportement, même personnalité. Dommage… 
Par contre, ce que j’ai apprécié, c’est cette histoire de double identité qui est mise en place autour de Cameron. Très bien trouvé pour tenter de différencier le play boy de Cameron 2.0. On les reconnaît plutôt bien et l’on entrevoit l’évolution du personnage via ce dédoublement. C’était une chouette idée, qui a bien été traitée du début à la fin de l’histoire.  
En bref, encore une très sympathique histoire d’Enel Tismaé qui semble manier aussi bien le fantastique que le contemporain. J’attends donc désormais de te voir relever un nouveau défi : les thrillers. Si, si. Tu vas essayer ! 

9 janvier 2018

Seconde Chance - Extraits



Extrait n° 1

     Cameron se sentait bien, l’alcool brouillait un peu ses sens et ses réflexes, mais il s’estimait en état de conduire. Son corps était maintenant habitué à être noyé dans la boisson. 
     Il délaissa la rue engorgée du club, puis le quartier dont les artères étaient bondées, et fonça pour rentrer chez lui. Anesthésié par les cocktails, l’ivresse de la vitesse… il ne vit pas le break familial qui venait sur sa droite. 
      Le pire se produisit alors. 
      Il percuta de plein fouet le véhicule. 
      La dernière chose qu’il aperçut fut une petite fille hurlant dans la voiture, puis le trou noir.


Extrait n° 2

     Cameron quitta l’hôpital quatre jours plus tard avec une simple attelle au bras. Avant de sortir de l’établissement, il désira assumer ses actes et s’entretenir avec la famille qu’il avait détruite. À peine eut-il le pied dans la chambre de la fillette que la mère lui donna un coup qui aurait fait pâlir d’envie les plus grands boxeurs. 
      — Vous pouvez être fier de vous, Monsieur Woodrof ! Regardez ce que vous avez fait ! Regardez ! siffla-t-elle, folle de rage. 
     Il s’exécuta et ce qu’il vit le glaça d’effroi. 
   La gamine, qui se nommait Morgane, était immobilisée sur son lit par tout un mécanisme de sangles et de tiges en métal qui permettait de maintenir son dos en place afin de le préserver. Son visage de poupée était ravagé par les plaies ensanglantées et totalement déformé par le gonflement des hématomes. 
   Le teint livide, il posa son regard sur la femme. La gifle qu’elle lui avait administrée lui piquait encore la joue, pourtant il lui aurait presque demandé de lui en coller une autre tant il se sentait minable.


Extrait n°3

      — Écoute, gamin, je ne suis pas ta mère, OK ? Tu vas faire ce que je te dis, et sans moufter, parce que sinon tu sais ce qu’il t’attend, n’est-ce pas ? 
     Le visage lumineux d’Ellen s’était totalement fermé en l’espace d’une seule seconde. Ses yeux vert bouteille s’étaient assombris sous l’effet de l’agacement. Pendant un instant, Cameron se revit enfant. Il comprenait parfaitement bien pourquoi il avait si peur d’elle quand il était gosse. 
      — Je ne pense pas qu’un séjour par la case prison te tente plus que ça. Et comment peux-tu savoir que ça ne te plaît pas, d’abord ? Tu n’as jamais rien fait de ta vie à part te saouler ! Tu vas essayer, et, quand tu rentreras à Los Angeles, tu feras ce que tu veux. En attendant, tu es sous ma responsabilité. Ma ville, ma maison, mes règles. Suis-je claire ? 
    — Comme le cristal des verres que j’utilise pour me saouler ! répliqua-t-il en lui lançant une œillade noire.


Extrait n°4

     — Heu… excuse-moi, insista-t-il. Ma tante m’a dit qu’on devrait bosser ensemble.
   Catherine se releva alors et lui fit face. Elle le détailla de haut en bas en lui lançant un regard perçant qui lui procura la désagréable impression d’être un misérable insecte sur la route de Sa Majesté.
    Mal à l’aise, il se gratta la gorge à nouveau, voulut se passer une main dans les cheveux – un tic dès qu’il était nerveux – et constata qu’il tenait toujours le gobelet. Il lui tendit la boisson tout en lui souriant. Catherine porta le breuvage à ses lèvres avant d’afficher une mine dégoûtée.
   — Premièrement, nous n’avons pas élevé les cochons ensemble, donc tu ne me tutoies pas. Deuxièmement, on ne bosse pas ensemble, tu bosses pour moi, nuance. Troisièmement, ce café est froid, ce qui veut dire qu’il est infect.
   Cameron la regarda, hébété. Jamais une femme n’avait osé lui parler comme ça. Il resta figé sur place comme un imbécile, la timbale de café que Catherine lui avait rendu entre les doigts.
     — Bon alors, tu bouges ? T’attends quoi, au juste ? s’exclama Catherine en le scrutant.
     — Je… je…
     — Tu quoi ? Tu vas y arriver ou tu veux un coup de main ?
    Cameron ouvrit grand la bouche, incrédule. Dans quel univers était-il tombé ? Depuis quand les nanas lui adressaient-elles la parole sur ce ton ? C’était totalement surréaliste !


Extrait n°5

    Il lui rendit son portable, l’embrassa sur le front et sortit en trombe du centre. Il continua de cavaler, slalomant entre les véhicules et les passants interloqués qui le dévisageaient. 
Il n’avait pas vraiment la tenue adéquate pour un footing, mais il s’en fichait. Il voulait juste rentrer chez lui le plus vite possible. Il lui semblait impossible d’attendre que la voiture passe le récupérer. 
    C’était au-dessus de ses forces. 
    Il devait fuir. 
    Vite. 
  Et plus il courait, plus les larmes qui coulaient s’accentuaient pour devenir des sanglots incontrôlables. 
   Sur la route qui le menait à la villa, il dut s’arrêter plusieurs fois pour vomir ce qu’il avait dans l’estomac. À chaque foulée, il revoyait les derniers mois défiler dans sa tête. L’accident et son réveil à l’hôpital. La première fois qu’il avait rencontré Morgane, allongée dans ce lit, inconsciente, le corps en miettes à cause de lui. Puis le procès, sa fuite forcée à Atlanta… Tout passait en flash devant ses yeux. Chaque image le rendant encore plus malade que la précédente. 
    Qu’avait-il foutu, bordel ?! 
    Bien sûr, sa vie avait changé, mais qu’était-elle aujourd’hui ? Il occupait son temps libre à penser à une femme qu’il désirait. Il s’autorisait à rire et à flirter alors qu’une petite fille se battait pour être capable de remarcher un jour. Il se dégoûtait lui-même


Extrait n°6 

      Cameron se réveilla d’un bond, la tête enfarinée, pas habitué à se lever si tôt. C’était même normalement l’heure à laquelle il se couchait, à dire vrai !
      — Debout, Cameron ! clama Ellen. Ton premier jour au journal t’attend.
      — Mais il est 6h du mat’, râla Cameron en se recouchant.
      — Et ? Catherine commence à 8h30, donc toi aussi. Le temps que tu arrives à te lever et à te doucher, je suis sûre que ce sera l’heure de partir. Maintenant, on se bouge avant que je m’énerve.
      — Et tu comptes faire quoi ? ricana Cameron sous sa couette. Me virer du lit, peut-être ?
      — Et pourquoi pas, tiens !
      Ellen tira les couvertures et les draps puis joua des muscles pour basculer le matelas par terre. Cameron se retrouva à goûter la moquette du sol. Il releva vers sa tante un visage où se mêlaient incrédulité et colère.
      — Je te l’ai dit : tu réagis comme un gosse, je te traite comme un gosse ! Je t’attends dans la cuisine.


Extrait n°7

      — Qu’est-ce que ça veut dire ? s’exclama-t-il en se postant face à Ellen. 
      — Quoi donc ? s’enquit-elle innocemment. 
      — Tout cet attirail sur mon bureau. 
    — Oh, ça, c’est pour que tu fasses ton ménage. Ça fait presque une semaine que tu es là, il est temps de nettoyer tes appartements. 
     — N’avons-nous pas des domestiques pour ça ? 
   — Erreur, j’ai des domestiques. Des gens que je respecte et que je ne traite pas comme mes boniches. 
     — C’est pourtant ce qu’ils sont ! 
     C’est alors qu’il entendit un cri choqué sur sa droite. Il ne l’avait pas remarquée avant, mais une femme était en train de lustrer l’argenterie. Celle-ci lui adressa une œillade noire qui fit se ratatiner Cameron sur place. Il avisa ensuite sa tante, qui l’observait avec une moue satisfaite. 
      — C’est à cause de ce genre de réflexion que tu passeras tous tes jours de congé à apprendre ce qu’est la vie « de monsieur tout le monde ». Penses-tu que tes chaussettes malodorantes passent seules du sol de ta chambre à la buanderie ? Ou encore que les petits plats que tu dégustes se préparent d’un claquement de doigts ? Tu dois apprendre à respecter les gens qui te servent. Ce n’est pas parce que tu es un Woodrof que tu es meilleur qu’eux, cher neveu ! 
      Cameron fut tenté pendant une seconde de lui répliquer que si, mais se ravisa. La servante, qui briquait désormais un énorme couteau, le fusillait toujours d’un regard assassin. Mieux valait qu’il la ferme et se concentre sur sa liste de choses à faire. 
       • Nettoyer la salle de bain et les… 
     — WC ?! C’est une plaisanterie, n’est-ce pas ? Tu ne peux pas me faire ça, ma mère ne sera jamais… 
     — Tes parents sont parfaitement au courant. Mieux, ils approuvent pleinement, le coupa Ellen avec un rictus moqueur. Et, à la fin de la journée, quand tu auras terminé, nous irons faire quelques courses au supermarché. 
      — Le supermarché ? s’insurgea-t-il en s’étranglant presque d’effroi. 
     Lui, Cameron Woodrof, allait pousser un caddie à commissions comme le petit peuple ?


Extrait n° 8 

     Catherine reprit son travail, mais n’arrivait plus à se concentrer sur son papier. Elle ne comprenait plus rien à ce qu’elle tapait. Elle était en train de relire ce qu’elle avait déjà écrit quand il réapparut dans la salle, tout sourire. 
     — Tiens donc, le sombre crétin est déjà de retour, cracha-t-elle sans s’en rendre compte. 
     Pour le côté cool et sympa, il y avait encore du boulot ! 
     — Ah, Armand, toujours aussi délicate, répliqua-t-il en se posant face à son bureau. Je me doutais un peu que tu serais sur les nerfs, alors je t’ai rapporté un petit cadeau. 
     Il lui jeta une boîte d’allumettes au visage, lui expliquant que c’était un souvenir du restaurant où elle ne poserait jamais un pied. Catherine eut alors une furieuse envie de l’étrangler, de lui faire avaler son « cadeau » et de faire en sorte qu’il s’étouffe avec. Cameron afficha un sourire mesquin et partit quand il vit dans quel état elle était. Il aimait bien la provoquer. La mettre en boule était devenu son petit jeu quotidien. 
     Catherine se promit qu’elle irait chercher une balle antistress dès sa journée terminée. Il lui fallait un truc pour calmer ses nerfs, sinon c’est sur la tête de piaf du blondinet qu’elle se défoulerait. Et il risquait de ne plus être aussi beau gosse à regarder quand elle en aurait fini avec lui !



Pour en savoir plus sur ce livre, rendez-vous ici

21 novembre 2017

Chronique Rédemption 2 - Un temps pour elle



Quand j'ai refermé le premier tome cet été, je me suis maudite pour ne pas avoir prévu de me procurer la suite en amont. Car cette fin...! Je me répète mais pourquoi fait-il toujours que les auteurs soient sadiques et plus particulièrement les femmes?
 Dans ce second tome, on retrouve nos personnages au cœur du danger. Un énorme combat va avoir lieu, mais qui en sortira vainqueur? Combien de pertes seront à déplorées au sein de chaque camp?
Irina, Théobald et Angela étaient loin de se douter du pétrin dans lequel ils s'étaient fourrés et vont devoir redoubler d'efforts et d'ingéniosité pour s'en sortir vivants. Comment se débarrasser une bonne fois pour toutes des Alphas, alors qu'ils semblent visiblement immortels? Comment se débarrasser de la menace que représente Eugénia et la fratrie de Théoblad? L'avenir s'annonce sombre, dangereux et pas très réjouissant.
 Quel plaisir de retrouver les personnages qui m'ont fait vivre tant d'aventures dans le premier tome!
Irina est une héroïne complètement badass que j'adore. Rien n'est jamais simple ou facile avec elle. Elle a un caractère de cochon, a toujours une réplique bien sentie sur le bout de la langue et prend un malin plaisir à faire tourner en bourrique certains protagonistes de la gent masculine. Un bon conseil : ne JAMAIS la sous estimée. Le moins qu'on puisse dire c'est que nous sommes pas prêts de nous ennuyer en sa compagnie. Mais elle est tellement plus que cela. Elle est également intelligente, ingénieuse, déterminée, volontaire, courageuse, téméraire, bagarreuse, insoumise et parfois dure comme la pierre. Néanmoins, on la voit évoluer et on se prend d'affection pour elle. Il est impossible de ne pas être toucher par son passé, par ce qu'elle traverse jour après jour, par ses doutes et ses peurs, mais aussi par ses joies et ses moments de bonheur. Dans ce second tome, les barrières tombent et elle nous révèle enfin sa véritable nature, dans sa globalité.
 Théobald... ce mec est une énigme et il est toujours aussi dur de parler de lui finalement. Voici un héros masculin qui me rend complètement chèvre. On en sait jamais sur quel pied danser avec lui. Dans un sens, c'est bien car il arrive toujours à nous surprendre, mais dans l'autre, c'est épuisant d'essayer d'anticiper son comportement. Un autre conseil : n'essayer pas sous peine de devenir entièrement dingue 😃.
C'est LE personnage les plus complexe de cette histoire. Il peut être doux et tendre comme un agneau et en moins de deux minutes, vous passez de l'envie de le prendre dans vos bras à celle de lui mettre une bonne droite.. Bon ok, on aura plus de chance de se fracasser la main que de lui faire mal, mais je serais partante pour tenter quand même ma chance. Théobald à un corps de rêve, un franc parler, il est buté, malicieux, instinctif, intelligent, légèrement prétentieux sur les bords et drôle. Néanmoins, si il est sur de lui quand à sa "condition", il l'est beaucoup moins sur la capacité des autres à l'accepter et à l'apprécier tel qu'il est vraiment. Il exerce son contrôle sur tout ceux qui l'entoure pour ne pas se retrouver seul.
On découvre enfin ce qu'à été sa vie, son enfance, sa vie de famille, ses rêves et ses désillusions. C'est ce qui a fait de lui cet homme froid, redoutable, calculateur et manipulateur qu'il est devenu. Je dois dire que je m'attendais à ce qu'il est un passé compliqué mais là, ça dépasse tout entendement. Si l'on a pu voir la cruauté de Théobald à certains moments, on prend conscience que par rapport à sa génitrice, il passerait pour un ange. C'est le genre de personnages qu'on adore détesté et pour qui on ne peut s'empêcher finalement de craquer.
 Viens ensuite Misha, le chef des Alphas. Ce mec est juste exécrable, macho et pense que tout lui est dû. Il me file la gerbe. C'est un homme qui ne respecte pas les femmes, pour lui, elles ne sont qu'une marchandise, un objet, un jouet et elles sont bien inférieurs aux hommes. Il n'hésites pas à torturer, violer, briser, ou marquer les femmes pour son seul plaisir. Il aime plus que tout dominer et recourt à tout ce qu'il estimera nécessaire pour faire plier son adversaire. Si on devait établir un classement des personnages par cruauté, il arriverait sans doute en tête de liste (pourtant il y a de la concurrence). Malheureusement ce type de spécimen n'est pas uniquement réservé à la littérature. Je ne comprendrais jamais ce comportement ou ce genre de réflexions et j'ai bouillonné de rage à chacune des scènes où il apparaît.
 J'ai également apprécié retrouver Angela, Nate, James, Gabriel et découvrir un peu mieux les personnalités de Edwin, Alana et Livia. Par contre, j'étais beaucoup moins contente de retrouver Alex, Beth, Eugénia et de découvrir ces Alphas.
 Jusqu'à présent, tous les livres que j'ai pu découvrir de Enel Tismaé équivalent à un moment de pur régal littéraire. J'adore toujours autant ces différents univers, ses différents personnages et ses intrigues. En le sortant de ma PAL, je savais d'avance que ce serait une très bonne lecture.
Le livre fait 262 pages, d'un côté c'est court, mais d'un autre côté, l'auteure a réussi l'exploit de nous bombarder de révélations parfois surprenantes, de rebondissements, de scènes d'action, tout en prenant le temps de nous expliquer correctement les choses et de nous faire ressentir tout un tas d'émotions. Je ne sais pas comment elle a réussi ce dosage parfait (il n'y a pas d'autres mots) et je suis admirative. Rien n'est précipité et pourtant on a pas une seconde de répit. J'aime beaucoup le format duologie qui permet d'avoir une histoire prenante, addictive, travaillée, une intrigue qui tient la route sans pour autant être bâclée ou provoquer des longueurs.
Sa plume est toujours un plaisir à lire et on enchaîne les pages sans s'en rendre compte. Petit point positif pour les personnes qui ne peuvent pas enchaîner les deux tomes à la suite, un petit rappel nous attend avec le début de ce second tome, pour nous replacer dans le contexte et savoir à quel moment exact elle nous avait laissé en plan (même si soyons honnêtes, je vois pas trop comment on aurait pu oublier cette fin!). Ce que j'aime beaucoup avec cette auteure est que chaque personne gentille à une part de ténèbres en lui, et souvent les personnages machiavéliques ont une part de lumière. Exception faite du cas de Misha, car chez lui il n'y a aucune lueur d'espoir.
Ses personnages gagnent énormément en profondeur et parfois en complexité dans ce second tome. On jongle entre querelles d'amoureux, rivalités, mensonges, amitié, amour, trahisons, possessivité, jalousie, peur, dégoût, joie, tristesse, sexe, soif de pouvoir et j'en passe. On découvre réellement qui ils sont tous, derrière les apparences, derrière les maladresses ou les erreurs. Personne n'est parfait et l'auteure ne cherche pas à les transformer du tout au tout.
 Je tiens juste à préciser aux lecteurs que ce n'est pas un livre à mettre dans toutes les mains, certaines scènes sont assez dures et d'autres sont des scènes de fesses explicites. Il y en a peu, mais elles sont détaillées donc je préfère prévenir.
 En résumé, un second tome encore meilleur que le premier et qui clore parfaitement cette duologie. Rebondissements, révélations et actions rythmeront ce récit de la première à la dernière page. Les personnages gagnent en profondeur et en maturité pour notre plus grand plaisir. Sans compter qu'on fera plus ample connaissance avec certains et qu'ils m'auront bien fait rire.
Une intrigue de plus en plus complexe et teintée de noirceur qui pousseront nos héros à bout. 
Et une plume toujours aussi captivante et fluide.


5 novembre 2017

Seconde chance



 

                       Seconde Chance

                                                          16 janvier 2018
                                                    Sharon Kena Editions

Où l'acheter :
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Fnac : ici

Résumé : Cameron Woodrof est un fils à papa. Héritier d’un empire colossal, il ne pense qu’à faire la fête. Trop sans aucun doute. Jusqu’au jour où, ivre mort au volant, il cause un accident qui manque de tuer une enfant. Ses parents décident alors de l’envoyer à l’autre bout du pays.

Loin des night-clubs de Los Angeles, sa tante, chez qui il vit désormais, l’oblige à endosser une fausse identité. Pour lui, fini le luxe, la fête, les filles et les paparazzis. Bonjour le travail, les études et les contraintes de « monsieur tout le monde ». Tout ça sous la vigilance sans faille de Catherine Armand. Alias le tyran sexy en talon aiguille. 

Prix : 13€
ISBN n° : 978-2-8191-0265-6
Couverture par : Feather Wenlock

Pour vous faire un avis sur le texte, vous pouvez lire les avis des blogueurs ici et des extraits de l'histoire ici. 


© Enel Tismaé et Sharon Kena Éditions - tous droits réservés